Focus

Mardi 23 septembre 2008 2 23 09 2008 20:25

L’Ajax n’est plus le seul représentant du plat pays. Le PSV entre dans la danse et voudra contrarier la mainmise de l’Ajax sur les rencontres inter-hollandaises. A cette époque, la Silver League est créée et les deux clubs bataves entrent en lice. Une première confrontation survient lors de la finale du championnat atlantique, et l’Ajax l’emporte 2-0 grâce à des buts d’Huntelaar et Sneijder. En championnat, les amstellodamois font valoir une nouvelle fois leur suprématie à l’Amsterdam Arena : Heitinga, Rosenberg, Sneijder et Huntelaar par deux fois permettent à l’Ajax de s’imposer 5-3 au terme d’un match incroyable. Au retour, Quansah inscrit le seul but du match et le PSV s’incline une nouvelle fois face à son rival, cette fois à domicile, quelques semaines avant sa rétrogradation. La saison suivante, l’Ajax remporte une nouvelle fois le championnat atlantique, en battant en finale le Feyenoord, qui avait écarté le PSV de la compétition… au premier tour.

 

 

L’homme fort de l’Ajax Amsterdam n’a pas changé : Andrej Vokan entame sa troisième saison sur le banc de l’Amsterdam Arena. Après une belle saison il y a deux ans, l’Ajax avait craqué en fin de parcours. L’année dernière, c’est le début de saison qui a plombé les Godenzonen, qui ont finalement été relégués. Afin de remonter en Silver League, Vokan s’appuie sur une équipe de jeunes, dans la plus pure tradition du club. En effet, seuls 5 joueurs (Dudek, Cris, Krøldrup, Galasek, Zenden) sont nés avant 1980 ! L’Ajax peut d’ailleurs compter sur son exceptionnel centre de formation. Vurnon Anita, Siem De Jong ou Rydell Poepon, pour ne citer qu’eux, sont les représentants d’une génération qui se veut la digne héritière des Seedorf, Kluivert et autres De Boer. La relève étant assurée, Wesley Sneijder a obtenu son bon de sortie et a traversé la mer du Nord pour rejoindre l’Angleterre et Manchester United. Vokan compte sur Kevin Nolan, anglais d’origine néerlandaise en provenance de Bolton, pour le suppléer. Il a également renforcé son secteur défensif, avec les recrutements de Cris, Philippe Senderos et Edson Braafheid. Boudewijn Zenden, en manque de temps de jeu, arrive de Liverpool pour apporter son expérience dans le vestiaire. Enfin, l’arrivée de Dirk Kuyt, souhaitée par Vokan, qui n’a jamais trouvé en deux ans le pendant d’Huntelaar en attaque, devrait être officialisée dans les prochaines heures.

 

Peu de mouvements donc, car l’Ajax mise avant tout sur la stabilité pour décrocher un strapontin pour la Silver League. Les fans s’inquiètent toutefois de la faiblesse du côté droit. Mis à part Kromkamp en défense et Rosales au milieu, peu de joueurs de l’effectif jouent naturellement de ce côté. Un problème qui pourrait se poser à Vokan si l’un ou l’autre venait à se blesser…

 

 

Le PSV Eindhoven, c’est la rencontre d’un club et d’un entraîneur revanchards après une première expérience ratée en Silver League. Il y a 2 ans, le PSV avait usé pas moins de 3 entraîneurs (Tristan Humelhans, Maxence Mairesse, Yann Weiler) sans pouvoir endiguer son inéluctable chute qui l’a conduit à la relégation. On ne reviendra pas sur le fiasco Newcastle de Stéphane Engel. Ce dernier a tourné la page, et après avoir rencontré ses nouveaux joueurs du Philips Stadion, en a transféré les deux tiers. Contrairement à l’Ajax, qui mise sur la jeunesse, le PSV parie sur l’expérience. Engel a ramené dans ses valises Edgar Davids, un des seuls Magpie à avoir surnagé l’an passé. Symbole du PSV, le vétéran Phillip Cocu est rentré du Golfe pour une dernière pige. Serginho, remercié par Milan alors qu’il avait été monstrueux durant les deux premières saisons, pose lui aussi ses valises à Eindhoven. Plusieurs joueurs confirmés du championnat néerlandais comme Romano Denneboom, Orlando Engelaar, Theo Lucius, Martijn Meerdink Rob Wielaert, ou encore Mike Zonneveld, de retour dans son pays après deux en Golden League à l’Atlético, ont également signé pour l’aventure. Et avec Farfán et Eduardo en pointe, le PSV peut compter sur de talentueux finisseurs, sans oublier Koevermans, Lazovic ou Cissé qui piafferont vite d’impatience sur le banc.

 

Pour autant, l’équipe ayant été entièrement remaniée, et les joueurs recrutés étant polyvalents pour la plupart, le gros défi d’Engel sera de donner une âme à cette équipe, qui devra vite trouver ses automatismes. Si la mayonnaise prend, la 3ème place à laquelle prétend Engel sera tout à fait dans ses cordes. Sinon, le PSV et Engel lutteront une nouvelle fois pour leur survie…

Par Galakalcio - Publié dans : Focus
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Dimanche 28 septembre 2008 7 28 09 2008 19:14

La saison dernière, le club italien le mieux placé en Golden League ne fut ni la Juventus, ni un club milanais, ni même la Roma. Un club leur a fait la nique à tous, l’ACF Fiorentina, qui s’est qualifié pour le second tour des playoffs pour sa première saison parmi l’élite.

 

Il y a seulement 2 ans, lorsque la Fiorentina arrive en Silver League, elle n’est que le cinquième club de la botte dans la hiérarchie. Et si elle dispose des joueurs pour briguer les premiers rôles dans sa division, elle doit faire face à un léger déficit. Le prometteur Pazzini est donc cédé à Milan, qui n’hésite pas à inclure son portier titulaire Dida dans la transaction. Michaël Heinz est nommé manager général. Il vend Toni à Chelsea pour la somme record de 35M€, un montant qui n’a pas encore été égalé. Heinz remodèle ainsi son équipe sur tous les fronts, et son plus beau coup sera sans doute l’acquisition combinée de Mancini et Perrotta pour 17M€ à la Roma. Mais la mayonnaise ne prend pas immédiatement. La Fiorentina est surclassée dans sa poule en championnat d’Italie et la Silver ne débute pas sous les meilleurs auspices, avec seulement 4 points en 5 journées. Heinz met sa démission dans la balance avant un déplacement crucial à Monaco. Mancini inscrit le seul but du match et lance enfin la saison de la Fiorentina, qui se montrera par la suite irrésistible, jusqu’à remporter le championnat avec 5 points d’avance sur Arsenal et Tottenham.

 

Pour la Golden League, la Viola continue de grandir avec les arrivées de Mexès, Suazo, Poulsen, et surtout Iniesta, qui profite d’une clause incroyable pour quitter le Bayern et rejoindre Florence pour seulement 3M€ !

 

Florence… une des plus riches cités d’Europe durant ses deux siècles d’allégeance à la famille Médicis, et qui a cédé son indépendance au Royaume d’Italie dans les années 1860 pour en devenir la capitale… pendant cinq ans, avant que Rome ne récupère cet honneur. Ceci explique en partie le fort sentiment régionaliste qui anime les toscans, d’autant plus que la cité au lys rouge fut une de celle qui s’opposa avec le plus de force à l’occupation nazi et fasciste. De tout temps, les florentins ont puisé leurs forces dans le mythe du « seuls contre le reste du monde. » D’ailleurs, et ce n’est pas un hasard, la Squadra Azzurra n’a jamais été aussi huée que sur ses propres terres, lorsqu’elle disputa une rencontre à l’Artemio Franchi de Florence au début des années 90 !

 

Mais aujourd’hui, aussi surprenant que cela puisse paraître, Florence et son club de football sont les symboles suprêmes de l’Italie galaktique, et Heinz a façonné son recrutement estival dans cette optique. La plupart des héros de la montée, comme Alex, Dida, Bojinov ou encore Jørgensen, ont été priés de plier bagage. Seul Porchia, dit « le porc-épic », qui n’était qu’un anonyme joueur de Serie C avant le Galakalcio, a trouvé grâce aux yeux de son coach. Car ce dernier a essentiellement recruté italien, et de l’international per favore. Signe fort pour les tifosi : le retour d’Angleterre du fils prodigue Luca Toni, deux ans après son départ, pour la somme de… 11M€. Daniele De Rossi, partant certain de Milan pour une raison contractuelle, choisit la Fiorentina plutôt que les sirènes londoniennes d’Arsenal. Heinz relance également Alberto Gilardino, en perdition avec le Milan AC, et fait confiance au tonitruant duo de l’Udinese Antonio Di NataleFabio Quagliarella.

 

Mis à part De Rossi donc, et Júlio César, arrivé gratuitement de l’Inter en remplacement de Dida, la Viola a concentré son recrutement sur des joueurs à vocation offensive. On peut du coup craindre un certain embouteillage car aux joueurs nommés supra, il convient de rajouter Perrotta, Iniesta, Montolivo, Mancini, Suazo ou Liédson, Heinz devra gérer les états d’âme des joueurs qui n’auront pas leur place sur le terrain et faire tourner intelligemment son effectif.

Par Galakalcio - Publié dans : Focus
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