GALAKALCIO Saison 4 2008 - 2009
GROUPE A
BARCELONA / DYNAMO KYIV 1-0 (0-0)
Fred (1-0)
« Faire tourner afin d’éviter les blessures », voilà comment Dumont envisageait cette dernière rencontre. L’entraîneur barcelonais avait dit à ses joueurs d’y aller « mollo, il faudrait surtout pas qu’elles [NDLR : Ludtke et Collet] se cassent un ongle. » Et sur ce coup, ses joueurs ne l’ont pas vraiment entendu, à l’image d’Alou Diarra, dont le tacle sur Bangoura entraîna une blessure qui laissera ce dernier sur le flanc pour de longs mois. Côté ballon, peu d’occasions à se mettre sous la dent. Fred a profité du turn-over pour se faire remarquer en inscrivant le seul but de la rencontre dans les arrêts de jeu, en profitant d’un excellent centre de Gabri.
LAZIO / ATLETICO 3-2 (3-1)
Maxi Rodríguez (0-1), V. Hleb (1-1), Rocchi (2-1), Rocchi (3-1), Skrtel (3-2)
Match décisif pour la qualification, et la Lazio doit s’imposer pour souffler la seconde place à l’Atlético. De leur côté, les colchoneros n’ont pas l’intention de se contenter du match nul et Maxi Rodríguez, promu capitaine, montre la voie en scorant dès l’entame de la partie. La Lazio ne doute pas longtemps et Hleb égalise dans la foulée. La rencontre est riche en occasions, des deux côtés, ce qui la rend particulièrement indécise. Un joueur va faire la différence : Tommaso Rocchi, qui inscrit deux superbes buts qui placent la Lazio en position de force à la mi-temps. Skrtel réduit pourtant la marque au retour des vestiaires, mais depuis le but bêtement concédé à la dernière minute contre Schalke, les Laziali ont appris à gérer leur avantage et se qualifient pour le tour suivant. Tout n’est pourtant pas rose à Rome car la Lazio a pris un coup terrible avec la blessure à l’entraînement de son goleador Tommaso Rocchi dont la saison est terminé. Femia doit maudire la vente de Pandev, et perd son atout offensif numéro 1 à l’aube du championnat.
1.Barcelona 10 (7-3) ; 2.Lazio 7 (8-7) ; 3.Atlético 6 (10-10) ; 4.Schalke 3 (5-6) ; 5.Dynamo 1 (5-9)
GROUPE B
PSV EINDHOVEN / MILAN 5-2 (4-0)
Diatta (1-0), Farfán s.p. (2-0), Capuano (3-0), Cissé (4-0), Farfán (5-0), Pazzini (5-1), Pazzini (5-2)
Le Lohé avait aligné une équipe B, certes, mais ne s’attendait certainement pas à ce que cette dernière se fasse malmener de la sorte. Une frappe de 25 mètres de Diatta dans la lucarne de Grohe donnait le ton. Puis Farfán obtenait et transformait un penalty pour porter le score à 2-0 après seulement 10 minutes de jeu. Le prometteur Coda, arrivé en provenance d’Udinese et qui portait le maillot rossonero pour la première fois, s’emportait avec la fougue de sa jeunesse en faisant valser Koevermans d’un tacle rugueux qui lui valait un rouge mérité. Derrière, Capuano de la tête signait un 3ème but. Dès lors, le PSV attendait Milan pour profitait des contres et de l’infériorité défensive milanaise. Et cela fonctionna à merveille. Grâce à son jeu de déviation, Koevermans utilisait la vitesse de Cissé et Farfán pour le 4-0 et 5-0. Le Lohé faisait rentrer Pazzini, Defour et Gattuso pour éviter la correctionnelle. Et en dépit de l’expulsion de Jankulovski qui laissait ses coéquipiers à 9, Pazzini signait un doublé pour l’honneur.
VALENCIA / LYON 2-1 (1-1)
Henry (0-1), Van Nistelrooy (1-1), Albelda (2-1)
Lyon est en ballotage favorable avant la rencontre et n’a besoin que d’un match nul pour se qualifier. Les valencians doivent impérativement prendre les trois points mais semblent empruntés. Et c’est logiquement que Thierry Henry ouvre le score avec sa "spéciale". Ce but à le mérite de réveiller les espagnols : sur le coup d’envoi, ils surprennent les Gones et égalisent par l’intermédiaire de l’incontournable Van Nistelrooy. Toutefois, Lyon conserve le contrôle de la rencontre, sans réussir à reprendre un avantage qui serait quasiment synonyme de qualification. Padou sort Toulalan pour Ben Arfa. Un pari à double-tranchant qui va se retourner contre lui. Avec un seul récupérateur, Lyon ne parvient plus à garder le contrôle du milieu de terrain et les valencians commencent à se montrer dangereux. Dans les 10 dernières minutes, les rhôdaniens sont véritablement acculés, et ce qui devait arriver arrive : à la 89ème minute, David Albelda trouve la faille et délivre Mestalla !
1.Valencia 7 (4-3) ; 2.Milan 7 (9-10) ; 3.Lyon 6 (8-7) ; 4.PSV 4 (7-6) ; 5.Betis 3 (4-6)
GROUPE C
DEPORTIVO / AJAX 0-1 (0-0)
Charisteas (0-1)
Mis à part Shay Given, promu capitaine pour l’occasion, ce sont les remplaçants du Deportivo qui ont défié l’Ajax. Les galiciens, inférieurs techniquement, ont joué avec leurs armes, avec beaucoup d’engagement physique et d’actes d’anti-jeu. A la mi-temps, Vokan avait déjà perdu Huntelaar et Kuyt sur blessure. Mais pas question pour l’Ajax de lever le pied. Les amstellodamois ont besoin de triompher au moins une fois dans leur poule afin de retrouver de la confiance avant le début du championnat. C’est Angelos Charisteas qui va marquer ce petit but synonyme de victoire. Il reste 20 minutes à jouer et Lerbour commence à s’inquiéter : un second but de l’Ajax priverait le Depor de la première place de la poule. Heureusement, Shay Given fait le métier et préserve cet écart d’un but.
TIGRES / ARSENAL 2-3 (2-0)
Vázquez (1-0), Mendoza (2-0), Pavlyuchenko (2-1), Pavlyuchenko (2-2), Arshavin (2-3)
La victoire décrochée in extremis devant l’Ajax n’a pas rassuré le coach d’Arsenal : « j’ai été très déçu du niveau de jeu de mes joueurs qui ne mouillent pas assez le maillot. Donc j’ai fait un onze de départ entièrement britannique en espérant qu’ils montrent leur attachement au club. J’ai l’impression d’avoir affaire à des mercenaires qui sont là juste pour prendre leur salaire alors ça ne se passera pas comme ça ! » De son côté, Fontant avait également fait tourner : les stars étaient restées dans les tribunes. Sur le terrain, un seul étranger : Peralta. « Je ne veux pas gagner » avait même déclaré le technicien des Tigres afin sans doute de motiver ses joueurs. Et cela a marché. Un coup-franc dévié de Vázquez, un tir croisé de Peralta dans le petit filet, et les Tigres menaient 2-0 à la mi-temps, grâce à ses deux seules occasions franches. Dominateurs, les Gunners restaient stériles, et Girard faisait rentrer Arshavin et Pavlyuchenko en fin de match. Le duo russe inscrivait 3 buts en 20 minutes et évitait à Arsenal une nouvelle humiliation.
1.Deportivo 7 (4-2) ; 2.Werder 7 (8-7) ; 3.Arsenal 6 (11-12) ; 4.Ajax 5 (4-4) ; 5.Tigres 2 (4-6)
GROUPE D
REAL MADRID / TOTTENHAM 2-1 (1-0)
Raúl (1-0), Defoe (1-1), Ricardo Oliveira (2-1)
Pour contrer l’armada madrilène, Hertweg avait revu son système de jeu, avec deux récupérateurs, Huddlestone et Carrick, disposés juste devant la défense. Defoe évoluait seul pointe et était sevré de ballons. C’est que l’efficace travail défensif des Spurs leur coûtait beaucoup d’énergie et qu’une fois le ballon récupéré, il n’y avait plus beaucoup de solutions devant. Les madrilènes, expérimentés, attendaient leur heure et Raúl profitait de l’excellent travail de Vicente pour score juste avant la mi-temps. Hertweg changeait ses plans avec les entrées de Jenas et Cavenaghi à la mi-temps, et Tottenham égalisait sur un exploit individuel de Defoe. Les Spurs jouaient plus haut et tenaient le Real en respect. Mais une fois encore, les merengues tuaient les espoirs londoniens par Ricardo Oliveira qui profitait d’une mauvaise sortie de Barthez pour signer le but du 2-1. Le Real n’est toutefois pas verni. Après Arbeloa, c’est Villa qui a été victime de l’intense préparation de Marchetto et qui sera absent pour le restant de la saison.
SAO PAULO / DORTMUND 1-1 (0-0)
Ilsinho (1-0), Anderson (1-1)
L’improbable victoire sur Tottenham a remis Dortmund à la course à la qualification, et un succès au Morumbi leur permettrait d’accéder aux huitièmes. Les allemands entament la rencontre tambour battant, mais Rogério Ceni veille au grain et ses arrêts permettent aux paulistas de regagner les vestiaires sur le score de 0-0. Nardon sent le danger et exhorte ses joueurs à sortir de leur camp. Ils l’entendent et à l’heure de jeu, Lenilson enrhume Vanden Borre sur son côté gauche et adresse un long centre au second poteau. Ilsinho, esseulé, place un plat du pied parfait et São Paulo mène 1-0. Grâce à un corner rentrant d’Anderson, Dortmund égalise 10 minutes plus tard, mais en l’absence de Bendtner, il manque un finisseur aux hommes de Vieira. L’entrée en jeu de Gudjohnsen n’y change rien en dépit de la motivation de l’islandais. São Paulo sera au second tour.
1.Real Madrid 10 (11-4) ; 2.São Paulo 7 (4-6) ; 3.Leverkusen 4 (5-6) ; 4.Dortmund 4 (6-8) ; 5.Tottenham 3 (4-6)
GROUPE E
EVERTON / ROMA 1-0 (1-0)
Yobo (1-0)
Si l’inédit duo d’attaque Stancu – Farías n’a pas fait des merveilles, Erbrech a pu compter sur une abnégation sans faille de ses joueurs, qui ont compensé leur déficit technique par une volonté constante de porter le jeu vers l’avant. L’audace des Toffees a été récompensée par un but sur corner de Yobo avant la mi-temps. De son côté, la Roma a prouvé qu’elle était dépendante de la forme de Drogba. Or l’ivoirien s’est montré plutôt maladroit aux abords des buts d’Enyeama et est resté muet pour la première fois depuis qu’il porte les couleurs giallorosse. Au coup de sifflet final, Goodison Park pouvait exploser : la défaite de l’ennemi juré de la Mersey à Hamburg permet à Everton de se qualifier. L’exploit n’est pas mince car c’est avec la Lazio la seule formation de Bronze League à accéder au second tour. Avec 5 points sur 12 contre des équipes de division inférieure, la Roma ne s’est pas rassuré avant le début du championnat. Les hommes de Weiler devront montrer beaucoup plus de cohésion pour braver les équipes de Golden.
HAMBURG / LIVERPOOL 2-0 (0-0)
Boukhari (1-0), Luís Fabiano (2-0)
Désireux de donner une chance supplémentaire au système qu’il avait mis en place lors de la première mi-temps du match contre la Roma, Kler avait reconduit son 4-4-2 diamant. Van Persie blessé, Zaki était titularisé à la pointe de l’attaque aux côtés de Pogrebnyak, avec Pandev en soutien. Bien mal en a pris au technicien des Reds : Boukhari et Van der Vaart ont dominé de leur technique la bataille du milieu de terrain et Hambourg a enfin concrétisé les espoirs suscités lors des premières rencontres. 2 buts signés Boukhari et Luís Fabiano et Hambourg empoche un succès net et sans bavure. Cette victoire laisse néanmoins énormément de regrets à Rousseau, qui maudit un arbitrage qu’il juge défavorable lors de la courte défaite à Rome 1-0 la semaine précédente. De son côté, Liverpool termine à la dernière place de ce groupe ultra homogène, au grand dam de Kler qui comptait sur les 10 millions de prime en cas de qualification pour assurer la pérennité financière de son club.
1.Sevilla 8 (5-3) ; 2.Everton 6 (7-7) ; 3.Roma 5 (4-4) ; 4.Hamburg 4 (5-5) ; 5.Liverpool 4 (5-7)
GROUPE F
BENFICA / VILLARREAL 1-0 (0-0)
Martins (1-0)
Unique enjeu de cette rencontre : éviter la dernière place du groupe. A ce jeu là, Benfica a semblé beaucoup plus motivé et s’impose 1-0. Dégagement de Nuno. Manuel Fernandes dévie le ballon. Martins récupère, fixe son vis-à-vis et tente une frappe croisée qui surprend Cañizares. Grâce à ce but de son attaquant nigérian, Benfica achève ce mini-championnat sur une bonne note. Bien que l’équipe de Charles n’ait pris que 4 points en 4 matchs, elle dispose de certaines certitudes notamment en ce qui concerne sa solidité défensive, jamais éprouvée contre Villarreal, et rarement vacillante contre les équipes italiennes des divisions supérieures.
INTER / JUVENTUS 2-0 (1-0)
Adriano L. (1-0), Adriano L. (2-0)
Avant la rencontre, la Juventus était la seule équipe a pouvoir encore réaliser le grand chelem. Il fallait pour cela triompher une 4ème fois, sur la pelouse de San Siro. Scarfo avait renouvelé son milieu de terrain, avec Mauri, Raúl García et Camoranesi titulaires devant Sissoko. Mais les choses se sont mal goupillées pour les turinois. Dès la 12ème minutes, centre brossé de Grosso au premier poteau. Fauvergue est trop court, mais pas Adriano, qui surgit devant Chiellini pour battre Buffon d’une belle tête piquée. Ibrahimovic et Amauri dans un grand jour, et même si Samuel doit rapidement céder sa place au jeune Ceccarelli, les attaquants bianconeri ne parviennent pas à prendre la mesure de la défense intériste, d’autant que Kahn réalise une grande prestation. En seconde période, l’intenable Adriano signe le doublé, et frôle le hat-trick avec un tir sur la barre. Les piémontais perdent pied, à l’image du capitaine Cannavaro qui assène un coup de coude au visage de Fauvergue, lui valant une expulsion immédiate du terrain.
1.Juventus 9 (6-3) ; 2.Inter 9 (5-2) ; 3.Fiorentina 5 (4-4) ; 4.Benfica 4 (1-3) ; 5.Villarreal 1 (1-5)
QUALIFIES POUR LES HUITIMES DE FINALE :
Stuttgart, Bayern, Barcelona, Valencia, Deportivo, Real Madrid, Sevilla, Juventus joueront à domicile.
Chelsea, Manchester Utd, Lazio, Milan, Werder, São Paulo, Everton, Inter joueront à l’extérieur.
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